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Les organisateurs français du circuit de Reims sont les seuls à avoir refusé l’accès à l’équipe de John Frankenheimer.
Il y aura malgré tout un GP de France dans le film : pas à Reims, mais à Charade, autre piste célèbre. Le circuit de
Charade, situé à Clermont-Ferrand, en Auvergene (département Puy-de-Dôme) , avait acceuilli le Grand Prix
automobile de France en 1965 sur son tracé sinueux et montagneux.

Bien sûr, tout était faux et tous les personnages intervenants ( jusqu’aux spectateurs anonymes) étaient payés par
la production. Le scénario se concentrera sur des événements d’avant-course et non sur la course en elle-même.
Celle-ci sera d’ailleurs filmée de façon artistique, sur une valse de Maurice Jarre, avec beaucoup d’effets d’images,
agréables à regarder mais ne permettant pas de distinguer l’évolution du classement de la course. C’est Sarti qui
remporte la victoire après avoir gagné à Monaco. Dans le film le GP de France succède à celui de Monaco. Dans le
tournage Clermont-Ferrand est l’avant-dernière étape.
Jean-Pierre Sarti ( Yves Montand )  entouré
de figurants après sa victoire ( out of the blue)
à Clermont-Ferrand.
Yves Montand, lui, ne voulait pas entendre parler de doublage. Mais il se repentit très vite de sa prétention. Comme
le racontait Bernard Cahier au magazine F1i, “ à Monaco, il est parti en tête à queue au Casino avant de rentrer aux
stands blanc comme un linge. Frankenheimer ne lui a pas laissé le temps de reprendre des couleurs : ‘C’est bien ce
que vous faites, mais je pense que ce serait encore  mieux si Phil Hill était au volant.”. C’est ainsi qu’Yves Montand
se fit tracter par la Ford GT40 de Phil Hill et put se concentrer sur son jeu d’acteur pour simuler la conduite
acharnée d’une Formule 1, filmé de face par la caméra vissée à l’arrière de la Ford.
La ferrari d’Yves Montand ( numéro 6 ) tractée par la Ford GT 40 de Phil Hill
Grand Prix est une impressionnante réussite technique et esthétique.
Quant à l’intrigue elle tient du roman photo et la description des
déboires sentimentaux des pilotes est sans commune mesure avec
la force et le réalisme des scènes de compétitions automobiles.




C’est surtout à Clermont-Ferrand, n’ayant pas de vraie course, que se
développe le scénario plus conventionnel teinté de romance. C’est ici
que les romances entre Jean-Pierre et Louise d’une part et entre
Pete et Pat d’autre part, fleurissent.





On n’apprend rien sur la vie personelle de Lisa, la groupie jouée par
Françoise Hardy. Avec un script si maigre il est difficile de parler
d’une évolution dans sa relation avec Nino.
On verra Françoise Hardy dans quatre scènes avant-course. Puis nous prêtons attention à la presse, le  journal
télévisé et les magazines. Ce dossier se conclut par des photos publicitaires de Françoise, prises à Clermont-Ferrand.
En suivant les flèches vous parcourez tout le dossier mais vous pouvez sauter des pages en cliquant sur les
photos ci-dessous.
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