|
Une telle polémique n’étonne que si on oublie le context de l’époque. Elle a relevé les limites du tolérable dans cette France de de Gaulle. Averty a visé juste, au coeur des cibles tabous.( l’enfant, la famille, la mort, la religion, l’animal domestique,...). Vrai-faux reportages effets spéciaux, clips, canulars, sketches graveleux, des gags qui défient chaque logique. Ouvertement subversive, l’émission ne durera pas un an.
Dans chaque émission une poupée est passée à la moulinette. Bien que le trucage est évident , l’indignation est énorme et la fiction insupportable. 80 % des lecteurs de Télé 7 Jours auraient bien aimé voir Averty enfermé à l'asile psychiatrique. En tout cas il ne s’y embêterait pas puisque à Nantes, en 1940, il habitait en face de l’asile de fous. Il allait visiter l’asile avec sa mère et il a vu des gens extraordinaires.
Mais Averty , grand individualiste, brave l'opinion publique. Il joue avec délectation l’enfant terrible et tient des déclarations qui mettent volontairement de l’huile sur le feu. Il continue à dénoncer la bêtise avec audace, esprit, humour et une pointe d'anarchie. Ses émissions sont construites autour de ballets surréalistes, chorégraphiés par Dirk Sanders et des sketches au vitriol signés Jean-Loup Dabadie. Il s'agit là d'une mise en scène de l'absurde (Averty est grand admirateur d'Alfred Jarry). Le réalisateur iconoclaste qualifie lui même son humour d' "humour intellectuel" et se définit comme un
|