Et à dix-sept heures, Françoise faisait son entrée
dans les studios de la télévision française à Joinville
où elle se confiait aux mains expertes des maquilleu-
ses, bien que Françoise soit contre le maquillage,
comme elle le déclare souvent en toute franchise au
cours de ses interviews. Elle ne se farde pour ainsi
dire jamais, elle souligne simplement l’éclat naturel
de ses yeux d’un discret trait noir.

Sur ce nouveau plateau, fini l’ordre et la discipline
germanique. Ici on travaille (selon certains) dans le
génie (et selon d’autres “du chapeau”) avec le
Maître après Dieu,
Jean-Christophe Averty, qui
mettait en boîte son émission
“Les Pommes Cuites”
dont on attend encore la sortie et où Françoise
interprétera deux chansons “La nuit est sur la ville”
et “Dans le monde entier”.

On nous avait bien prévenu:“Vous n’avez jamais vu Averty piquer sa crise”. Eh bien nous l’avons vu. Cela
surprend au premier abord. Avez-vous déjà vu un metteur en scène d’opérette, une parodie d’une mise en scène,
le maître s’agite dans tous sens et hurle avec une voix de fausset au milieu de machinistes qui pouffent et qui se
retournent pour rire. Cela ne semble pas choquer outre mesure Françoise qui s’était de nouveau réfugiée dans le
rêve et l’indifférence. C’est sa manière personelle à elle pour se défendre contre les autres, tous ceux qui la jugent
et qui lui demandent d’être autre chose qu’une fille comme les autres. Car malgré les apparences, Françoise n’est
pas encore tout à fait dans son aise dans sa peau d’Idole et elle s’en défend à chaque fois qu’elle le peut.

“ Un emploi du temps chargé”