Juste avant l'entrée des chars soviétiques à Prague qui vont écraser le "Printemps de Prague", mouvement en faveur
d'une démocratisation de la vie politique, on y enregistre Euro-party, l'émission d'Albert Raisner. La séquence avec
les Moody Blues est tournée le 20 août, quelques heures avant l'invasion. L'émission fait le tour des sites touristiques
à Prague et Françoise chante "Je ne sais pas ce que je veux" en descendant les escaliers de château. Malgré l'invasion
l'émission a été diffusée le 21 août.
Peut-être le choix de la location
n'était pas dicté par le hasard
mais en fonction de la lourde
tenue de Rabanne que Françoise
voulait mettre. Elle pouvait
descendre un escalier avec mais
pas le remonter.
Le 19 août Françoise prend à Nice l'avion pour Barcelone ( tout
comme Gilbert Bécaud) à fin de rendre visite à Salvador Dali
à Cadaqués. Jean-Marie Périer y réalisera un reportage sur elle et
Dali qui sera publié dans Salut les copains.
Françoise Hardy : " Derrière l’histoire de Quentin, il y a une terrible irresponsabilité ou inconséquence parentale.
Ils ont d’abord eu 3 ou 4 enfants morts nés ou presque à cause de la maladie qui a également fait mourir prématurément
ce pauvre Quentin. Récidiver tant de fois quand on sait que l’on fait courir ce risque d’une maladie atroce à l’être qu’on
va mettre au monde, ce n’est pas bien. Même si tout Cadaqués le chouchoutait, Quentin était très malheureux".
Jean-Marie Périer commente cette photo de Françoise
et le petit Quentin, prise à Cadaqués, dans son livre
de photos sur Françoise. Mais Jean-Marie, qui se
trompe facilement dans les dates, situe cette photo,
illustrant sa rupture avec Françoise, en 1966 .
(extrait du livre "Enfant gâté").

La photo, elle, cependant remonte à 1968. En plus
c'est l'été 1967 que Françoise se rend pour la première
fois à Cadaqués, pas pour rencontrer un "matador
flamboyant" mais Fabrice Rouleau, fils du célèbre
cinéaste et acteur Raymond Rouleau, lui-même acteur
et photographe qui l'accompagnait en juillet' 67 lors
d'une tournée en Espagne . Cadaqués ... le temps d'un
petit flirt alors qu'elle avait le cœur et la tête ailleurs.
A cette époque, grâce à sa passion pour
l'art surréaliste, Daniel Filipacchi
connaissait bien Salvador Dali.

Il nous avait donc envoyés, Françoise et
moi, à Cadaqués pour le rencontrer.
Ce dernier me prit en grippe dès notre
arrivée, je ne sais pas pourquoi.
Peut-être voulait-il la "grande" pour
lui seul ? Toujours est-il qu'il me fallut
bien la journée pour qu'il m'accepte.

Après quoi tout se passa bien. Le vue de
mes appareils lui donnant sans doute
l'irrépressible envie de faire du spectacle.
Sur ce plan, je dois dire que nous avons
été servis.  (Jean-Marie Périer dans
"Françoise" p. 118).
Et, Jean-Marie Périer est venu faire des photos avec Salvador Dali, chez lui,
dans sa villa qui était tout à côté de Cadaqués. Et Salvador Dali nous a invités
à dîner et nous nous sommes retrouvés, Jean-Marie et moi, face à lui et face à
son épouse qu'il cachait tout le temps, on le la voyait jamais, donc face à la
célèbre Gala. Et pour la première fois, j'ai vu un Salvador Dali qui ne faisait
pas son numéro, qui était très calme, presque ennuyeux (rires)… Parce que le
contraste était tellement saisissant ! Vous comprenez ! Entre tout le panache
qu'il avait quand il était en représentation puis d'un seul coup là ! Voilà !
Avec sa femme, qui avait l'air d'une momie et qui ne mangeait que du riz à
l'eau à ce moment là. Enfin, c'est ce que j'ai retenu. ( Françoise Hardy, le
premier janvier 2009, sur France Culture dans l'émission "Le rendez-vous"
de Laurent Goumarre ).

Là il était avec Gala donc il était très différent, beaucoup plus taciturne.
Heureusement que Jean-Marie était là, car pour animer une soirée il est parfait!
Moi j'étais très impressionnée et aussi un peu refroidie par Gala qui avait l'air
d'une véritable momie et qui ne mangeait que du riz à l'eau. ( Le "Tête-à-tête
de Frédéric Taddeï).
"Le garçon à côté de Jacques est Pierre Karanob  qui a été son assistant et qui est décédé depuis pas mal de temps.
Je n’avais pas de rapports avec lui, et souffrais beaucoup de ce que Jacques faisait toujours annuler les rendez-vous
que nous avions et qui étaient pourtant peu fréquents (2 fois, parfois 3 fois par mois) par l’intermédiaire de ce garçon,
jamais directement"(e-mail FH).
Est-ce ici à Saint-Tropez ou à Paris dans un
restaurant de la place Vendôme ( comme
prétend Yann Plougastel dans la biographie
" Hardy Dutronc") où à Londres que Serge
Gainsbourg va fournir le texte "Comment te
dire adieu" à Françoise Hardy ? Il lui avouait
d'être inquiète d'avoir laissé Jane Birkin, dont
il venait de tomber amoureux, à Saint-Tropez
où elle tourne La Piscine avec Romy Schneider
et Alain Delon. Il est persuadé qu'elle va
succomber aux tentatives de séduction de
l'acteur et l'abandonner. Françoise lui assure
que si Jane est avec Serge, Delon ne sera pas
le type d'homme qui l'attire. Le texte de Serge
peut aussi bien se porter sur sa rupture avec BB.
Je ne sais pas ce que je veux : 36ème place
(info Juke-box Magazine N° 259  Spécial 68)
FRANCE
HITPARADE  août 1968
C'est la presse italienne qui, mi-août, nous révèle que Françoise Hardy chantera, l'année prochaine, un "opéra lyrique"
à St Paul de Vence.  
Françoise Hardy, revenant de l'Espagne, et Jacques Dutronc sont photographiés à l'aéroport de Nice le 26 août 1968.
C'est à Saint-Tropez que Françoise va passer ses derniers jours de vacances, sans Jacques qui a des obligations
professionnelles.
Nice Matin 26/08/68
FH : "Merci pour ces très belles photos que je n’avais
jamais vues. Je me souviens de ce tournage, mais pas
du fait que l’entrée des chars soviétiques ait eu lieu si
peu de temps après - on l’a échappé belle !".
Août 1968 (2)