En juin ‘65 Françoise présente au  public anglais du Savoy des chansons qu’elle a
rodées lors de sa tournée en compagnie d’Hugues Aufray en février-mars 1965.  
Dans le JDF du 19 juin et l’émission “Journal Londres” elle parle notamment des
chansons “L’amitié”et “Ce petit cœur”. On entend aussi un bout de “En t’attendant”.
Ces chansons figureront sur son EP EPL 8389 qui ne sortira qu’en octobre 1965 et
qui lors de son 2e Olympia, en première partie  (vedette américaine) des Compagnons
de la Chanson, font partie de ses chansons “nouvelles”
« Françoise Hardy: gloire, succès et tragédie ».

Le bonheur de Françoise et Jean-Marie a ses côtés amers. En arrivant à Londres, Françoise a fondu en larmes
lorsqu’on lui a demandé d’enlever ses lunettes noires. Elle se sentait désespérément seule et abandonnée.
Le lendemain, elle a retrouvé son sourire en présence du photographe Jean-Marie Périer. Le fait qu’ils ne soient
pas un couple marié ne dérange personne en France mais au Royaume-Uni Jean-Marie (plutôt inconnu hors
de France) a l’impression que Françoise doit le soutenir  financièrement. Au sein de chaque mois il y a 4 ou 5
jours que le couple peut profiter de la présence de l’autre, pour le reste, ils sont forcés d’aller chacun son
propre chemin. Ils ont décidé de ne pas se marier.
« Une fois mariée, je me sentirais emprisonnée et je penserais au divorce. Le mariage ne garantit aucun bonheur
Le mariage est juste bon quand vous envisagez d’avoir enfants », confie Françoise, qui semble surmenée.
Une fois que Jean-Marie l’a quittée pour une séance photo les nuages d’inquiétude et de jalousie couvrent son
beau visage. ( De Post No 859, 22 août 1965 ).
There is sometimes a curious snobbery which afflicts the British when pop singers are discussed. This takes the
form of “putting down” our own performers and dismissing them as “just a pop singer” but going into rhapsodies
about Continental artists just because, as far as I can see, they sing numbers which has titles like “Mon Amie
la Rose” and “Toi Je Ne t’Oublierai Pas” instead of “This Could be the Last Time” and “The Game of Love”.

At the Savoy, for instance, there is Françoise Hardy, whose records, from my limited acquaintance with them,
have an undistinguished but fairly pleasant semi-poetical quality, but whose presentation in the flesh can only
be described - and here I err on the side of charity - as pitifully inadequate by the standards of any form of
British show business, be it theater, restaurant, night club, concert party, pavilion, ballroom, coffee bar or
working’s man club.

Mind you, you have to hand to Françoise the fact that she tries to reproduce her disc sound as closely as possible,
for she appears accompanied not only by the Marcel Hendrix beat group. Yes I know they’re French but they are
still a beat group - but by three girl singers who harmonize unseen behind the curtains. So those who come to
listen rather than to look will be less disappointed.

She delivers her songs without benefit of either announcements or expression and, to tell the truth, the only two
I recognized are those for which she’s best known “Tous les Garçons et les Filles” and “All Over the World”.
Conventionally unconventional, her casual attire of white trousers ans T-shirt, plus her ability to write her songs,
means, I suppose, that she approaches the category of a French female version of Bob Dylan and this is more
“significant” than she seems. Great admirer though I am of French artists, however, I am afraid that her
significance is lost on me, and no one could be more worry than I to have to say so.
( “Nightbeat” by Peter Hepple, published in “The Stage” of Thursday 17th june 1965).
Françoise Hardy, photographiée par Richard Chowen le 8 juin 1965 pour l’Evening Standard
Le mercredi 9 juin, deux jours après le petit drame, Pierre Koralnik et son équipe arrivent à Londres et suivront
Françoise Hardy pendant deux jours. On ne soufflera mot de son tour de chant au Savoy où il était interdit de filmer
ou prendre des photos.
C’est dans la tenue blanche aux manches courtes, créée par
André Courrèges que Françoise Hardy affrontera les snobs anglais
Feuille d’avis de Lausanne Vendredi 1 juillet 1965
Tribune de Lausanne  Vendredi 2 juillet 1965
Journal de Genève 5 juillet 1965
Regardons d’abord comment ce reportage est accueilli par la presse suisse. Heureusement il y a des journaux suisses
qu’on peut consulter gratuitement sur internet : “Feuille d’avis de Lausanne”, “L’Impartial”, “Tribune de Lausanne”,
“Journal de Genève” ...
Le portrait de Françoise Hardy par Pierre Koralnik nous fait découvrir  la Françoise de tous les jours : en privé
( images rares du couple Hardy-Périer qui se promène dans les rues de Londres) et professionnellement (images encore
plus rares de Françoise aux studios Pye avec Charles Blackwell et Jacques Wolfsohn).
Cette émission remarquable, réalisée par
Pierre Koralnik en juin 1965, nous
montre une Françoise Hardy comme on
l’a rarement vue. Bien sûr on avait déjà
eu l’occasion d’admirer l’époustouflante
photogénie de Françoise, filmée sous
tous les angles par Koralnik, dans
“Ni figue ni raisin”.
“Pars” : Ni figue ni raisin 14/12/65
“La nuit est sur la ville” : Ni figue ni raisin 12/04/65
Françoise retravaillera avec Koralnik
pour “ Dents de lait, dents de loup”
(1967) et “Françoise et Udo” (1968).
Le reportage démarre sur Françoise aux studios Pye. Elle
chante un bout de “Bout de lune”. Sur Internet on peut lire
que “Journal Londres” suit Françoise Hardy lors de
l’enregistrement de son quatrième album (L’amitié).
On assiste p.e. à l’enregistrement de la chanson “Bout de lune’ qui ne figure
pas sur l’album. Je vois que Koralnik nous montre surtout  la finalisation
de l’EP Vogue EPL 8369 “Le temps des souvenirs”. On entend dans le
reportage des extraits de “Le temps des souvenirs” qui figure aussi sur
l’EP et qui est déjà enregistrée le mois de mars.
Vogue EPL 8369, édité en juin 1965
Françoise écoute attentivement “L’amitié”, une chanson qu’elle
adore toujours et qui a été écrite par Gérard Bourgeois (musique)
et Jean-Max Rivière (paroles). C’étaient les compositeurs attirés
de Brigitte Bardot.

“L’amitié” est la première collaboration entre Françoise et le
tandem Rivière - Bourgeois. Toujours avec Blackwell comme
arrangeur et chef d’orchestre elle enregistrera en 1966
“ Rendez-vous d’automne” et en 1967 “ La fin de l’été”. Un
4e titre de Rivière-Bourgeois  “Il vaut mieux ...” sera
enregistré en 1968 sous la  direction de John Cameron.
Françoise assise à côté de Charles Blackwell
“ L’amitié c’est Brigitte Bardot qui l’aurait chanté.
Elle a fait deux ou trois chansons formidables que moi
j’aurais voulu faire, dans ce genre... “La fin de l’été”
et “Un jour comme un autre”.
Françoise se promène, en compagnie de son “fiancé” Jean-Marie Périer
à Regent Street (rue commerciale qui relie Oxford Circus à Piccadilly
Circus). On voit à sa gauche une publicité lumineuse pour
le film “The Knack”. Jean-Marie dit qu’il aimerait bien aller voir
le Knack.

On voit également le “ London Pavilion Cinema” qui se trouve à l’angle de
Shaftesbury Avenue et Coventry Street, en face de Piccadilly Circus.
C’est au London Pavilion que la première du “The Knack ... and how to get it”
de Richard Lester a eu lieu le mercredi 2 juin 1965.
La dernière pochette des Beatles,
Jean-Marie la trouve formidable.
Françoise spécifie qu’il s’agit d’un
45 t. Les “singles”des Beatles, au
Royaume-Uni, sont édités en
pochette de compagnie.

Il s’agit donc de l’EP “ Beatles for
sale No 2”, sorti le 4 juin ‘65.
Des Beatles le timide et romantique Georges Harrison est
le préféré de Françoise Hardy. Elle se souvient qu’elle a dîné
avec deux des Beatles mais elle ne se rappelle plus lesquels !
Dans les “Beatles diaries” on peut lire que le 26 octobre
1965 les Beatles recevaient leurs médailles au Buckingham
Palace et que le soir ils ont visité Françoise Hardy au
Savoy où elle était en concert. Petit problème : Françoise
n’avait pas un tour de chant le 26/10/65 au Savoy. Il se peut qu’
elle était à Londres ( fin du tournage du Piccadilly Show ou
enregistrement des dernières chansons de son album
“L’amitié”) et qu’elle résidait au Savoy. Qui le dira ?
À  partir d’avril 1965 l’émission s’appelait “Read Steady Goes Live”.
Les chansons étaient enregistrées en direct (parfois déjà le mardi
quand le studio n’était pas libre le vendredi, date de diffusion).
Fini de mimer sur son disque.
Françoise dit que “Ready Steady Go”est une émission
épouventable. Jean-Marie veut la persuader d’y aller :
elle y est obligée, c’est formidable à voir, il y a un tas
de gens, de chanteurs, il veut prendre des photos ...

Françoise prétend avoir fait cette émission des millions
de fois, et puis se corrige “Je  l’ai fait au moins cinq ou
six fois.”
Françoise s’emporte contre son directeur artistique, Jacques Wolfsohn ce qui fait
rire Charles Blackwell. Elle n’a pas envie de chanter “Ce petit cœur” en anglais
(“This little heart”) mais propose un compromis. Elle veut bien chanter
“La nuit est sur la ville” en anglais (“Another Place”) et “Ce petit cœur” en français.
“Je ne sais pas si on m’entend chanter. Je ne sais rien du tout. ... Si, il y a eu
une répétition dans l’après-midi... Je chante une chanson que je n’ai jamais
chanté ( “Another Place “ ?).
J’ai eu très très peur. Ca se sentait, non ? Ah la première chanson c’était affreux.
D’abord j’ai eu un trou dans les paroles et puis je n’entendais pas l’orchestre.
Le direct à la télévision, vraiment, il n’y a rien qui me donne autant de traque.
C’est vrai, non mais passer sur scène j’ai dix fois moins le traque que passer à la
télévision en direct.

Je sais pas, parce que d’abord je ne suis pas avec mes musiciens ( au Savoy elle est
entourée de ses musiciens sous la direction de Marcel Hendrix) . À  la télévision
il y a des gens qui font du bruit, on n’a pas les musiciens derrière soi et puis si
c’est pas bien c’est très embêtant alors que si ce n’est pas bien , si on fait une petite
faute si on a un petit chat dans la gorge sur scène, ce n’est pas grave, ça se rattrape
et puis les gens ça les fait rire . Mais là ... il y a un tas de gens qui regardent ça ...
oh la la ...j’ai honte de ça. A chaque fois, à chaque émission et je n’en fais pas
beaucoup, je me dis “c’est la dernière fois” mais ce n’est jamais la dernière fois.
Il me semble que, une fois de plus, la performance de Françoise Hardy dans “Ready Steady Go” est perdue ou égarée
(The Lost Shows). Peut-être était-ce aussi mauvais que Françoise ne le pensait et qu’on n’a pas pris la peine de diffuser
les deux chansons, assez inconnues aux Anglais. C’est malheureux puisque dans “Ready Steady Go” les artistes, ( parfois
des jeunes espoirs) avaient l’occasion  de chanter la version complète de leur chanson. Dans l’émission concurrente
“Top of the Pops”, enregistrée dans un studio à Manchester et beaucoup plus axée sur le hitparade, on avait tendance à
raccourcir les chansons.
C’est très laid de voir qqn en train de manger...
et d’entendre encore plus. Ca fait film suédois,
mauvais film suédois.

Au cinéma il y a un horrible film, non, enfin
je n’ai pas aimé. On entend les gens manger
ou boire.
Le reportage se termine sur un photo-
shooting sous la pluie, à Piccadilly Circus.
On voit que Françoise finit par remettre
son manteau.

Sur la photo en couleur on voit que
Françoise se trouve devant le London
Pavilion Cinema avec “The Knack” qui
est à l’affiche. On découvre aussi la
couleur du petit pull.
De nouveau une photo de Françoise devant le
“London Pavilion Cinema” et c’est toujours
“The Knack” qui tient l’affiche ce qui n’a rien
d’étonnant puisque la photo, prise par
Jean-Marie Périer, remonte aussi à juin 1965.

Elle est une des photos qui illustre un article dans
lequel Françoise, à Londres pour un tour de chant
deux semaines à l’hôtel Savoy, montre des tenues.

Article paru dans “Mademoiselle Age Tendre”
( N. 10 d’août 1965 ) pour les filles qui veulent être
dans le vent, tout comme Françoise.  Exploiter au
maximum le séjour de Françoise qui, le 20 juin,
regagne Paris pour assister au concert des Beatles
au Palais Des Sports.
Autre photo qui provient  du M.A.T.du 1/8/65.  Françoise est photographiée devant le fameux
double-decker, le bus rouge à deux étages. La photo utilisée pour la cassette diffère légèrement.
Dans le même magazine il y a les photos iconiques de Françoise Hardy avec les deux membres les plus connus des Rolling Stones :
Brian Jones, fondateur et guitariste du groupe, et  Mick Jagger, le chanteur.

Françoise: “ Oh ! Comme ma tenue est affreuse ! “. Jean-Marie “ Là tu as raison. C’était des fringues imposées par Mademoiselle
âge tendre”. (  Livre “ Françoise” par Jean-Marie Périer ).
Les coulisses de L’Olympia: Françoise, Jean-
Marie et Mick.
Dans le Rock & Folk de juillet-août 1988, Françoise Hardy
commentait diverses photos proposées par le magazine. Sur Mick
Jagger elle raconte le suivant :
"J'étais fascinée à l'époque par Mick Jagger.  En plus, il avait
déclaré dans une interview que j'étais son  idéal féminin … lui
qui était mon idéal masculin ! Je me souviens même … je peux le
dire maintenant, pendant des années je n'ai rien dit.
A l'époque je vivais avec Jean-Marie Périer et on s'était retrouvés,
dans un restaurant pas loin de Notre Dame, avec Mick et sa fiancée
du moment.( Chrissie Shrimpton ). Mick était assis en face de moi
… et je crois bien qu'il m'a fait du pied pendant toute la soirée, je
crois bien…je suis pas mythomane, je suis plutôt du genre à mettre
ça sur le compte d'un geste maladroit, mais là ! Toute une soirée !
Je n'en ai parlé à personne, jamais, jamais…"
Françoise Hardy n’a jamais caché que Mick Jagger exerce un charme ravageur sur elle mais lui aussi n’était pas
insensible aux charmes de Françoise Hardy. Il avait déclaré que Françoise correspondait à la femme idéale.
Mick Jagger, jouant la carte de l’ambiguïté
sexuelle, capte tous les regards aux concerts des
Stones. Ici il ressemble à une Françoise Hardy
déchaînée.
Marianne Faithfull tentait de ressembler à Françoise Hardy, mais c’est peut-être Mick qui
gagnerait le concours. Il y a certainement une ressemble physique entre Françoise et Mick.
M’étant rendue seule un jour dans le quartier de Londres, où l’on
vendait des boots, je tombai nez à nez avec Mick, seul aussi.
Le temps s’arrêta et ma mémoire a fixé cet instant comme une
séquence de film au ralenti. Etait-il aussi timide et intimidé que moi ?
Il m’adressa un sourire ensorcelant et passa son chemin, me laissant
dans l’état de quelqu’un qui vient d’assister à une apparition céleste
et se demande s’il s’en remettra jamais. (Le désespoir des singes)
Mick Jagger et son idéal féminin, en dessin au moins.
Derrière le dos de Mick on voit Pravda, la Survireuse,
dessinée par Guy Peellaert qui s’est inspiré de Françoise
Hardy pour créer son héroïne.
Françoise et Mick n’étaient pas libres
quand il se recontraient. Pour Mick ce
n’était pas un inconvénient, pour
Françoise si. On peut rêver d’un Thomas
Jagger mais on voit mal les aspirations
casanières de Françoise se réconcilier à la
liberté sexuelle de Jagger. Plut tard elle
avoue que Jagger avait perdu de son
attraction avec tout ce qu’il se fout dans
le nez et autre part.
Françoise Hardy figure auprès de Mick Jagger dans un ensemble de
flanelle marron, à fines rayures verticales blanches.
La veste est fermée par huit gros boutons montant jusqu’à la gorge.

La flanelle rayée est à l’origine un tissu masculin qui, dans les Sixties
est traduit au féminin. Françoise ajoute des touches d’androgynie et
d’ambiguïté sexuelle à son image de femme libérée qui s’habille comme
un homme.

Cet ensemble surgit régulièrement dans le reportage “Journal Londres”
de Pierre Koralnik mais aussi dans  le Piccadilly Show, réalisé le mois
d’octobre 1965.  Ce n’est pas exclus que Jean-Marie Périer a déjà filmé
quelques chansons en juin 65 pour le Piccadilly Show.
Dès 63, Jean-Marie, qui ne reculait déjà devant rien, avait l’idée d’un film où Françoise aurait été la partenaire de Mick Jagger.
“ Mon obsession était de faire des photos d’eux ensemble, car je trouvais qu’ils se ressemblaient. Donc on était allés à Londres,
pour prendre ces fameuses photos et je leur avais même proposé de tourner dans un remake des “Enfants terribles”, de Cocteau;
ça aurait été intéressant ... et Mick avait accepté d’ailleurs ! Mais forcément, après, sa carrière est partie tellement vite que
c’était cuit. Ce mec s’est mis à vendre des disques comme un fou !... C’était foutu. Alors que pourtant c’était une belle idée,
Françoise et Mick dans les “Enfants terribles”, ça aurait été extra-ordinaire !”.( Françoise Hardy: Superstar et ermite).
Piccadilly Show: Chansons “Tout ce qu’on dit” et “Il se fait tard”
Journal Londres
Françoise Hardy s’étendra de nouveau dans l’herbe
de Hyde Park , quatre mois plus tard, pour chanter
“L’amitié” lors du tournage du Piccadilly Show
Elle interprète aussi “Le temps des souvenirs”
au Hyde Park. Ici on la voit au bord de la
rivière Serpentine qui divise le parc en deux.
Hyde Park est tout près des studios Pye qui, depuis 1960,
se trouvaient au ATV house, Great Cumberland Place.
Studios Pye
Novella N° 37   12/09/65
Pop Weekly  N° 42  12/06/65
Le sourire lui est revenu dans le jardin du Savoy.
Françoise Hardy photographiée dans le jardin de l’hotel Savoy
(riverside entrance).
Elle porte son veston rouge, strictement coupé, sur un pantalon marin
bleu, également masculin.
Françoise au Bois de Boulogne
( SLC 01/06/65 ).
A tour de rôle Jean-Marie Périer et Jacques Wolfsohn essaient de consoler Françoise.
Détruite à l’arrivée.

Une semaine dense d’engagements et d’émotions pour Françoise Hardy. Sur la photo à gauche elle semble
fatiguée en arrivant à l’aéroport de Rome d’où elle s’est rendue à Milan pour enregistrer de nouveaux disques
et apparaitre à la télé. La chanteuse était habillée d’une façon particulière. Un tailleur avec une coupe presque
masculine comme Marlène Dietrich en portait. Enveloppée en cellophane elle porte derrière elle, avec beaucoup
de désinvolture, une tenue de soirée. Épuisée par ses engagements italiens Françoise est rentrée à
Paris et après un bref délai elle a rejoint Londres. Malheureusement elle a connu deux mésaventures en
chemin. D’abord elle a manqué le ferry-boat qui devait la transporter en voiture outre Manche.
Une fois arrivée au Royaume-Uni il s’est passé autre chose. Là elle a été condamnée à une amende par un vigilant
pour un dépassement peu orthodoxe. Ainsi La Hardy est arrivée en retard à l’hôtel Savoy à Londres où on
l’attendait pour une conférence de presse. Les journalistes avaient tous disparu à l’exception de son fiancé, le
photographe Jean-Marie Périer qui a essayé de la consoler dans tous les sens comme le montre la photo. (
(magazine Grand Hotel).
Le magazine “Katholieke Illustratie”  N° 26 du  21/07/65 nous raconte la même histoire
Françoise porte son ensemble “anglais” de flanelle marron,
à fines rayures blanches verticales. On reverra cet ensemble
dans “Journal Londres”. Elle est en transition, vient d’Athènes
et va rejoindre Paris pour le week-end.

Sa petite dépression à la conférence de presse, organisée pour
son premier tour de chant au cabaret de l’hôtel Savoy à Londres,
est interprétée par la presse internationale de façons très
différentes. (contravention, trop tard au rendez-vous si important
...) Le fait qu’elle n’aime pas chanter en direct et encore moins
en anglais. En plus qu’elle a peur des trous de mémoire et va
présenter son nouveau répertoire. Elle considère que le tournage
du film  “Une balle au cœur”  sur une île lointaine, coupée du
monde et de Jean-Marie Périer, est une pure perte de temps
après sa percée au Royaume-Uni et en Allemagne. Son émotivité,
le stress qui lui enveloppe des jours à l’avance, ... je crois qu’il
faut chercher là les vraies causes de sa détresse, plutôt que dans
un fait divers.
Le succès l’a usée ( Oggi illustrato 24/07/65)
Dans cet article Françoise et Jean-Marie se trouvent dans une auberge en attendant
l’arrivée du médecin !
NME  11/06/1965
Der Spiegel 16/06/65
PARIS JOUR, no. 1783, 9 June 1965.
Sans avoir pu se reposer à Paris le temps qu’il faudrait, la voilà partie, lundi le 7 juin,  pour une conférence de
Presse à Londres, où elle fera son premier tour de chant au cabaret de l’hôtel Savoy à partir du 8 juin.
Juin 1965 (1)
Stampa Sera  Venerdì 4 Giugno 1965
Françoise n’a pas la chance de Sylvie Vartan qui se trouvait au Japon avec Jean-Marie Périer.
Le jour que Jean-Marie rentrait à Paris Françoise était déjà partie pour la Grèce où le tournage
d’un film l’attendait. Françoise souffre de l’absence de son fiancé et supporte très mal la solitude.

Aujourd’hui Françoise Hardy, millionnaire de la chanson, est méconnaissable. Elle n’a aucune
foi dans sa beauté, son intelligence, son talent, son avenir et son amour. Un mariage aurait pu la
rassurer mais il n’en est pas question tant qu’elle ne veut pas avoir des enfants.

Hier, en transition à l’aéroport de Rome, la chanteuse portait son ensemble de flanelle rayée.
Elle a salué chaleureusement et puis elle a ramassé sa guitare aux bagages et elle a disparu dans
la foule.
JDF N° 353 19/06/65
Après Rome Françoise s’est rendue à Milan. Elle aurait
enregistré “Dis-lui non” et “Son amour s’est endormi”
en italien pour la télé mais pas gravé en disque.
Hélas je ne sais pas vous en dire plus.
Le vendredi soir, 4 juin, Françoise Hardy, rentrant de Grèce, se trouve à l’aéroport de Rome.
A Linate, l’aéroport de Milan, Françoise est accueillie par le chanteur Ricky Shayne qu’elle avait rencontré
en mai sur le plateau du film musical “Altissima pressione”.