Françoise Hardy :" Je suis bien placée pour savoir que ce que raconte ce photographe est faux de A jusqu'à Z !  
Je me produisais au Savoy. Serge m'avait téléphoné à mon hôtel pour me lire le texte "Comment te dire adieu"
qu'il avait réussi à écrire sur une musique instrumentale américaine que je lui avais fait entendre.
Comme je trouvais ça génial, il est venu à Londres et nous avons fait des photos très décontractées à Hyde Park.
Le studio n'était absolument pas réservé, puisque je chantais sur scène à Londres et que c'est à Paris que
cette chanson a été enregistrée.
Les photos sont de Hugues Vassal qui prétendait qu'il avait
assisté en 1969 ( erreur dans la date) à la naissance de la
chanson "Comment te  dire adieu" ce qui a été démenti
par Françoise.
Serge Gainsbourg et Françoise Hardy à Park Lane
au bord de Hyde Park. En arrière-plan le London Hilton.
Mai  1968
Fréderic Quinonero "Françoise Hardy Un long chant d'amour" p. 188
Les 2 chansons livrées par Gainsbourg,
"Comment te dire adieu" et "L'anamour"
sortiront sur le 45t Vogue V.45-1552
et l'EP Vogue EPL 8652 en décembre
1968.
Le "Daily Mirror" du 3/5/68 ainsi que le journal flamand
"Gazet van Antwerpen" du 4/5/68 nous rapportent qu'on a
refusé à David Hemmings et Mia Farrow, divorcée de
Frank Sinatra, l'accès au Savoy le 2 mai. Ils étaient venus
voir le spectacle de Françoise Hardy mais devaient rentrer
bredouille. La veste en velours côtelé marron de Hemmings
 en était la cause parce qu'elle ne correspondait pas au
"dressing code" exigé.
Au bout d'une dispute de dix minutes ils se sont allés, les
mines tristes. Le matin Mia Farrow avait démenti les
rumeurs qui lui prêtaient une relation avec David
Hemmings. Mia Farrow se trouvait à Londres pour tourner
dans "Secret Ceremony" avec Elisabeth Taylor. ( 12 juin'68
la première de "Rosemary's baby" à New York).
Françoise à Londres en mai 1968
Françoise porte une autre création de Paco Rabanne,  “la robe la plus chère du monde”, à l’occasion de l’inauguration,
chez le joaillier Clerc, place de l’Opéra à Paris, de l’exposition internationale de diamants, le 15 mai 1968.
Elle consiste en une mini-robe confectionnée avec neuf kilos d’or et trois cents carats de diamants. Constituée de mille
plaquettes et de cinq mille anneaux d’or, elle est aussi ornée de vingt-deux diamants énormes qui bordent l’encolure.
Ce modèle, une pure folie, marque le début d’une histoire d’amour entre le créateur et l’or.
La robe était gardée par plusieurs vigiles.
Présent, entre autres personnalités, il y avait Salvador Dali. Il reconnut Paco Rabanne comme “le second génie
d’Espagne” et avait déjà posé, entouré de modèles dans des matériaux “importables” et “contemporains”.
A côté de Salvador Dali, Amanda Lear, sa muse et maîtresse.
Elle faisait déjà le catwalk pour Rabanne en 1967. Dans
l’interview pour Radio Europe 1 en 2003 elle parlait de
l’impact que sa ressemblance avec Françoise a eu sur sa
carrière.
C'est Jean-Marie Périer qui a pris les photos de sa "chère" Françoise pour les magazines SLC et MAT.
FRANCE
HITPARADE  
mai 1968
Je ne sais pas ce que je veux :
42ème place
(info Juke-box Magazine
N° 259  Spécial 68)
Fréderic Quinonero "Françoise Hardy Un long chant d'amour" p. 183
Billboard 4/5/68
Feuille d'avis de Lausanne 21/05/68
De retour à Paris, elle tombe en plein Mai 68... Elle obéit, comme Jacques, à l'injonction
des gens  de Vogue qui leur recommandent de quitter Paris. Ils prennent le premier avion
pour la Corse, où ils vont passer de merveilleuses vacances . ( Hardy Dutronc par Yann
Plougastel). Reste des contrats à honorer à l'étranger comme à Saint-Gall en Suisse et
mi-juin au Congo.
Françoise supporte mal d'être exposée aux regards des autres.
Les photos prises ce jour-là ont fait le tour du monde. Cet événement a été rapporté par la presse internationale.
A propos des événements qui ont marqué mai'68 Françoise se refuse à des déclarations définitives comme indique le
hebdomadaire "Noir et Blanc".
En mai sort un EP (EPL 8635) avec trois chansons très (trop?) intimistes
écrites et composées par Françoise, parlant de sa relation avec Dutronc.
"Avec des si" remonte à l'époque où aucun des deux, intimidé par l'autre,
n'arrivait à faire le premier pas.

La chanson mise en avant est "Je ne sais pas ce que je veux" adaptation
française par Françoise de la chanson "Tiny Goddess" du groupe Nirvana.

C'est la première fois qu'aucun des 4 titres sera repris sur l'album qui
sortira fin de l'année. Les chansons ne sont pas enregistrées à Londres mais
en France sous la direction de Jean-Pierre Sabard. Les chansons
"A quoi ça sert" et "Ouverts ou fermés" qui sortiront plus tard sur le
même 45t proviennent des mêmes sessions.
Photo de Françoise, mi-boudeuse, par Jean-Marie
Périer. Photos de la même séance photo seront
utilisées pour d'autres pochettes ( l'album
"En anglais" et la pochette arrière de l'album
"Comment te dire adieu").
Pochette danoise
Vogue STU  42328
Un des rares EP de Françoise Hardy,
issu au Portugal avec une pochette
différente de celle sortie en France.
La rumeur sur son désir de délaisser la scène au
profit du disque, se propage. En effet, la chanteuse
y songe sérieusement et cette pause dans les tournées
est l'opportunité quelle saisira pour franchir le pas.

Dans l'article paru dans  "Noir et Blanc" Françoise
parle d'un projet important tombé à l'eau suite mai
68. Je lui ai posé la question (e-mail). Voici sa
réponse. " Je ne me souviens pas d'avoir eu un projet
intéressant en mai 68. J'étais au contraire enchantée
que la maison de disques nous demande à Jacques
et moi de quitter Paris, afin d'éviter d'éventuelles
sollicitations estudiantines. Je me souviens
parfaitement de notre séjour idyllique en Corse.  
Le seul projet ne pouvait être que de ne plus faire de
scène ainsi que d'enregistrer davantage pour un
nouveau contrat très intéressant avec Sonopresse-
Hachette. Les garanties financières couvraient les
futurs frais d'enregistrement et le grand intérêt était
que je resterais propriétaire de mes enregistrements.

À la recherche de mélodies, Françoise Hardy
déniche chez un éditeur un instrumental
américain, signé Arnold Goland et intitulé
It Hurts to Say Goodbye, qui lui paraît très  
"accrocheur ". Ne se sentant pas capable
d'écrire un texte dessus, son agent Lionel Roc
lui suggère de faire appel à Serge Gainsbourg.
Gainsbourg ecrit un texte digne du grand Serge et de surcroît, il a ajouté des parties parlées. Françoise, tenant à ce que soit repris
très exactement l’instrumental d’Arnold Goland , en confie l’orchestration à Jean-Pierre Sabar, son accompagnateur sur scène.
En studio, Gainsbourg suit les enregistrements. Ce que Françoise ignorait c'est qu'il existait déjà plusieurs versions chantées .
(Margaret Whiting , Vera Lynn.,...). Il existe même une première version française "Avant de dire adieu" chantée par Ginette Reno ,
toujours en 1967. Ces sont des ballades lourdes aux ambiances pesantes qui sont assez éloignées de la finesse du disque de Françoise .