Mai 1967
Du lundi 2 mai au jusqu’au vendredi 6 mai inclus le tour de chant de Françoise Hardy  cadre dans un spectacle intitulé
“Les Vénusiennes”, qu’on monterait à Bruxelles en première partie du tour de chant de Françoise Hardy.
Quelques heures avant la représentation Guy Peellaert abandonne le projet, semant l’émoi à bord. Le projet
échoué, le tour de chant se transforma en récital.
Françoise Hardy a séduit un public privé du spectacle qu’il attendait
Le Peuple

4-5-1967

Françoise Hardy sauve la mise au 140 où « Les Vénusiennes » n'ont pas eu lieu

Gros émoi mardi soir au « Théâtre 140 ». A dix minutes du lever du rideau personne ne savait encore si le spectacle
« Les Vénusiennes » se jouerait.

Finalement il n'eut pas lieu et après une demi-heure d'attente les spectateurs mi-amusés, mi-furieux ont eu droit à
quarante minutes de tour de chant de Françoise Hardy qui faisait partie de la distribution des « Vénusiennes » et
se lança crânement dans l'arène.

Que s'était-il passé? Les explications très confuses de M. Dekmine, directeur du 140, ne permirent pas aux
spectateurs de s'en faire une idée et seul l'embarras très réel de M. Dekmine excusait le fait qu'il n'ait pas
carrément décommandé son spectacle en fin d'après-midi.

Car, déjà à ce moment-là on savait au 140 que « Les Vénusiennes » ne pourraient pas être présentées comme on
l'espérait.

Et, comme G. Pellaert, l'auteur de ce « crazy show », que l'on nous promettait plus fou que tout ce qui est fou,
avait abandonné la partie et laissant sur place la distribution, les costumes de Ted Lapidus, et un directeur de
théâtre désemparé, la suite était inévitable. Il aurait fallu décommander.

Françoise Hardy, en commençant son tour de chant fort avant dans la soirée dit : “Vous ne savez peut-être pas ce qui
s'est passé ici. Moi et mes musiciens non plus. Alors faisons comme si de rien n'était”.

Les spectateurs, résignés après une aussi longue attente ont bien voulu jouer le jeu et le succès de Françoise Hardy fut
chaleureux. Elle l'avait mérité, ne fût-ce que pour avoir osé affronter un public de mauvaise humeur.
Et aussi parce que le choix de ses chansons est agréable parce qu'elle a une présence très moderne en scène, parce
que ses musiciens et les trois jeunes filles qui forment les chœurs l'accompagnent intelligemment bien que parfois
trop bruyamment.

Elle réussit à sauver la mise et M. Dekmine lui en sera éternellement reconnaissant.

Chris. L.
Qui seront les héroïnes de ce spectacle que son auteur,
Guy Peellaert, a traité en une sorte de “crazy-show”
tenant du ballet, de la corrida musicale et de l’expérience
“happening”. Ces Vénusiennes ont décidé de se libérer
de la tutelle masculine. De manière ingénieuse ou
meurtrière. Et par le mépris ... Il n’y aura, bien sûr, que
des filles en scène : 7 danseuses, 10 mannequins et
comédiennes et, les 2,3,4,5 et 6 mai Françoise Hardy et
les 8 et 9 mai, France Gall.( Dernière Heure Bruxelles
3 mai 1967).
Les Vénusiennes

C’est le titre du prochain spectacle que Jo Dekmine, en collaboration avec Ted Lapidus, propose en son Théâtre 140.
Redessinées par les grands couturiers, minijupées par les Anglais, propulsées dans des bureaux climatisés ou dans
des enfers drugstoriens, à la main un sandwich fourré de crudités mauves, le make-up bleue et, dans le cœur, des
problèmes de tendresse, d’émancipation culturelle et de frigidaire, telles sont les Vénusiennes .
(Le soir Bruxelles 8/4/67).
FH: “ Heureusement aujourd’hui je ne chanterai pas en duo avec Marcel Merkes et je ne vous dévoilerai pas mes amours
secrètes avec Luis Mariano. On va vous montrer une histoire où interviendront quelques-unes de mes chansons, une
histoire  de lycéens. Comme vous je suis allée très longtemps à l’école, c’était le bon temps. Malheureusement je ne m’en
rendais pas  très bien compte. Dans cette histoire il y a deux garçons et deux filles et je suis peut-être une de ces filles. ”

Un tas de chansons de Françoise passent la revue (  La maison où j’ai grandi, Et même, La nuit est sur la ville,
Saurai-je ?, Peut-être que je t’aime, Je veux qu’il revienne ) mais elle ne chante que trois chansons,  partiellement,
en playback , dans un parc à Bruxelles.
“Du matin au soir, avec Françoise Hardy démarre sur des
images de deux lycéennes, montées sur “La maison où j’ai
grandi”. Puis, Françoise elle-même nous révèle l’intrigue.
Le magazine TV 2000 du 5/08/67 a publié un petit roman-photo (6 pages)
assez débile constitué de photos de Françoise prises au Théâtre 100 et en
plein air lors du tournage de “Si c’est ça” pour Bouton Rouge.
Il est des choses                                          Si c’est ça                                          Qu’ils sont heureux
Le 5 mai, dans sa chambre
à l’hôtel Amigo à Bruxelles
Françoise se confie ... enfin
... àYves Salgues.

Intervieuw publiée dans
le JDF du 20 mai 1967
Corriere della serza  12/05/67
“ Monte Carlo C’est La Rose” est un documentaire américain  en couleur qui étale
les trésors de Monte Carlo, le quartier le plus glamoureux de la Principauté de
Monaco.

Cette émission d’une heure est présentée, en anglais, par la princesse Grace. Elle
nous raconte l’histoire de Monte Carlo et montre ses atouts: son port de plaisance,
son Casino, son Opéra, son Grand Prix de Formule 1, ...

Du côté divertissement des invités internationaux de marque vont alléger la partie
didactique : les chanteurs français Françoise Hardy et Gilbert Bécaud, l’acteur
comique anglais Terry-Thomas et le chorégraphe/danseur américain David Winters.

Ce tour musical de Monte Carlo , réalisé en mai 1967 par Michael Pflegahr, a
été diffusé le 6 mars 1968 sur la chaîne américaine ABC ( American Broadcasting
Company ).
Les protagonistes de ce show : Gilbert Bécaud, Françoise
Hardy, Terry Thomas et Grace Kelly
Dimanche 7 mai se déroule le Grand Prix de Monaco 1967.  La
voiture de Lorenzo Baldini a pris feu et il fut brûlé vif.
Le soir Françoise chante lors d’un gala au Cabaret du Casino.
Puis elle reste une semaine à Monte Carlo pour participer
au documentaire “Monte Carlo c’est la rose”
On retrouve Françoise Hardy, portant l’ensemble blanc de Courrèges et en s’accopmagnant à la guitare, dans une
discothèque pour présenter son tube de l’été ‘66 “La maison où j’ai grandi”. La princesse Grace , manifestement
touchée, se trouve dans le public. La princesse se trouve bien loin de Philadelphie, sa ville natale. Puis Françoise
chante son dernier succès en anglais “Autumn rendez-vous”. Vers la fin de l’émission elle chante en duo avec Gilbert
Bécaud “L’important c’est la rose” qui était le fil rouge de l’émission.
Sous un feu d’artifice Gilbert Bécaud ( pour une
fois il ne porte pas sa cravate à pois) et Françoise
Hardy ( pour elle, seulement le refrain) reprennent
“L’important c’est la rose”. Grace Kelly les rejoint
à la fin.

A noter qu’on verra Françoise Hardy et Gilbert
Bécaud dans un des shows “Monsieur 100.00 Volts”
qui seront enregistrés début juin à Sarrebruck.
Françoise Hardy est venue comme elle est partie, en bateau à moteur.
Suite d’un accident survenu au Grand Prix de Monaco le 7 Mai 1967 Lorenzo Bandini meurt le 10 mai.
GP Monaco 7 mai. On sort Lorenzo
Baldini de son Ferrari brûlé.
Lorenzo Bandini et Françoise Hardy, après la
course, à l’hôtel Bouwes Palace à Zandvoort.
Françoise écrit dans son autobiographie que,
des pilotes, elle sympathisait surtout avec
Lorenzo Bandini.
Le vendredi 19 mai Françoise chante à la soirée inaugurale de “Wolu-City 3” à Woluwe Saint-Lambert en Belgique.
Le Soir 21/05/67
Egale à elle-même, Françoise Hardy souleva
l’enthousiasme de son public.
(Le patriote 28/05/67)
De retour à Paris Françoise pose devant des oeuvres psychédéliques de Vasarely à l’expostion “Lumière et mouvement” 
présentée au Musée d’Art Moderne à Paris du 2 mai au 31 août 1967.
Imperméable de vinyle jaune à poches et épaulettes
de la marque V de V
La robe Pop Art de YSL que Françoise portait
dans les rues de New York
A l'occasion de "Chez vous" Françoise figure
sur la couverture du Radio Corriere du 14 mai
1967 .
Le 14 mai le R.A.I. diffuse “Chez vous”
réalisée à Milan et Paris du 12 au 16
novembre 1966. (voir novembre 1966).


La soirée de gala, samedi le 20 mai à 22 h., avec e.a. Françoise Hardy et Antoine, faisait partie de tout un
programme de ce septième “ Il Premio Regia Televisa”. Ce spectacle, anciennement appelé Oscar TV,
a connu sa première édition en 1961 et avait lieu à Salsomaggiore Terme, commune dans la province
de Parme. Les activités étaient concentrées au salon Moresco du Grand Hotel delle Terme mais le Poggio Diana
était le cadre de la soirée de gala qui fut télévisée.
 
La soirée de gala avait lieu à Poggio Diana. Le complexe de Poggio Diana est commandé par la Società delle Terme
et construit entre 1928 et 1929, conçu par l'architecte Mario Bacciocchi.

Ce lieu de loisir comprend une taverne, un restaurant, des terrasses, un théâtre en plein air, une fontaine monumentale,
une piscine, des courts de tennis... dans les années 80 un discothèque.
La Stampa 19/05/67
Le spectacle a été diffusé le
16 juin à 22h sur la Rai Due.
Quand Françoise a quelques jours de libre entre deux impératifs elle se rend à Monticello. En mai elle reçoit le
magazine “Salut les copains” et son photographe, Jean-Marie Périer, l’ex de Françoise, pour inaugurer une
nouvelle série “Le jeu de la vérité”.
Afrique du Sud Vogue VGL 7039, 1967
Eva N° 38
17/09/1969
C’est à Monticello que Jean-Marie Périer a pris la photo de Françoise
en djellaba qui servira de pochette pour son EP sorti début juin et bien
d’autres disques.
Ce petit coeur