Avril 1968
Cette photo qui remonte à la même époque est prise chez Françoise, un des rares jours que Jacques lui rend visite.
Portant la même pull robe Françoise passe le dimanche 14 avril à Londres
pour enregistrer la chanson "Empty Sunday" aux studios Pye. La chanson
figurera sur le deuxième album chanté en anglais "Françoise Hardy /
En Anglais" qui a été édité au Royaume-Uni en octobre 1968. La première
édition française a été publiée sous le même titre en décembre de la même
année. ( aux USA et Canada connu sous le titre “Loving”).

L’album est composé de dix reprises anglaises et américaines et de deux
inédits : Empty Sunday (Françoise l'adaptera en français et l'enregistrera
sous le titre J'ai le cœur vide aujourd'hui, mais ne sera pas édité sur disque.)
et Never Learn To Cry (La chanteuse l'adaptera en français et l'enregistrera
sous le titre Mon monde n'est pas vrai pour l'éditer sur son dixième l’album).
Photos : Hugues Vassal
HYDE
PARK
Francoise Hardy
with Louis Brown,  
the first man to introduce
‘club culture’ to London
and his discothèques and
bars dominated the West End
for over 20 years. All of Brown’s
venues were popular with celebrities
Photos sont prises par Hugues Vassal et Edward Dean (celles au Hyde Park).
Début 1968 Françoise Hardy demande à Paco Rabanne de lui confectionner une tenue de scène pour son quatrième
tour de chant au cabaret de l’hôtel Savoy à Londres, du 21 avril (répétitions) jusqu’au 14 mai. “... sachant bien que
mon allure intéressait plus les Anglais que mes chansons. En tant que Française j’étais un peu considérée comme une
ambassadrice de la mode hexagonale. Cette combinaison métallique a fait un tabac. Je regrette de ne pas l’avoir gardée.
Jacques me le reproche,d’ailleurs”. Françoise a simplement jeté la tenue Rabanne à la poubelle. Des photos de Françoise
Hardy dans son “armature” à l’intérieur du cabaret sont prises par Hugues Vassal.
Témoignage par Jane Birkin ( Superstar et Ermite ).
“J’ai vu Françoise sur scène au Savoy, avec mon premier mari, John Barry. Elle était magique , et ne faisait pourtant
aucun effort particulier pour plaire. On prenait ou on ne prenait pas ! Les gens admiraient son étonnante désinvolture.
Elle portait des ensembles ultra-modernes de Paco Rabanne, elle était sublime. Elle aurait pu faire une fantastique
carrière internationale, mais elle a préféré sa vie privée, c’est admirable !”.
Pour Françoise c’est le cauchemar. Le métal est incommode,
il est lourd et coupant. L’entre-jambes descendait sous le poids
du métal. Des ouvrières devaient venir à Londres avec des
marteaux et tenailles pour réparer le costume .
( Interview Michèle Cédric dans l’émission “Dites - moi”).

“ Je ne pouvais pas non plus l’enlever toute seule, mes choristes
devaient m’aider, je m’égratignais les bras, enfin c’était horrible”.
( Superstar et Ermite).

Françoise, qui bouge déjà peu sur scène, est plantée devant son
micro par sa tenue qui pèse seize kilos. C’était tellement lourd
qu’elle pouvait descendre l’escalier avec mais elle ne pouvait pas
le remonter.
En cliquant sur le lien vous pouvez écouter la version hybride, français-anglais, de la chanson “Des ronds dans l’eau” que
Françoise présente au public du Savoy , en 1968. https://www.youtube.com/watch?v=wUiVp4il6vw
Ce qui suit est une série de photos qui sont prises le 23 avril ‘68 par Andrew MacLear à Londres, aux
“Victoria Embankment Gardens”, les jardins entre l’hôtel Savoy et la Tamise.
Henry Fawcett Fountain
Ce sont surtout les photos de Françoise Hardy et le monsieur
dormant sur un banc, prises par Bob Aylott, qui ont retenu
l’attention de la presse.
FRANCE
HITPARADE  avril 1968
Ma jeunesse fout le camp : 43ème place
(info Juke-box Magazine N° 259  Spécial 68)
Daily Telegraph 27/04/68
On in London 26/04/68
Evening news London 23/04/68
By all the traditions of cabaret, Françoise Hardy should have died a sumptuous death at het Savoy opening last night.
With hardly an exception, she ignored everyone of the textbook rules for night clubs. : but ironically enough, it was the
anomalies of her act which made her a thoroughly good evening's entertainment.
The rules would say, for instance, that she should never have worn that skin-stretched tinfoil cat suit; that thigh-clouting,
bottom-jerking is strictly boy's stuff: and that three guitars, drums and a piano are more suited to to a tour of one-night
stands than the Savoy.
Maybe, but somehow it didn't matter. In a surprisingly aloof and remote 30 minute performance in which she hardly
budged an inch towards conventional cabaret, she ran through a mixed collection of her hits as though she were at
the Paris Olympia.
It doesn't matter if all the songs sounded the same (like Tous les Garçons), if the beat were primitive, if her electric guitar
wasn't plugged into anything, and if she didn't make any efforts to get to know her audience.
Françoise Hardy's gifts are she can evoke atmosphere and emotion. With oodles of natural stage presence she can demand
greater audience concentration than any of the flaunting chiffon dollies of English pop.   
RAY CONNOLLY or The Evening Standard.