Février 1967
Le premier février Françoise se trouve donc à
Cannes pour présenter, en compagnie de
Jacques Dutronc et Antoine, la nuit Vogue du
premier M.I.D.E.M. qui se déroulait au Palais
des Festivals.
Le 2 février  les divas sont au
premier rang lors du défilé YSL
présentant la collection (Africaine)
printemps-été à Paris.

Elsa Martinelli, Françoise Hardy
(vêtue de son manteau YSL),
Catherine Deneuve (ambassadrice
par excellence des créations YSL)
et Zizi Jeanmaire.
Guy Béart et Guy Lux s’étant enroulé chacun
un bout de l’écharpe de Françoise Hardy.
L’envoyé  de Paris Jour avait
organisé un rendez-vous des
3 vedettes Vogue. Jacques Dutronc
s’entendait bien avec son jeune
concurrent Antoine. Opération
réussie.
Antoine s’avère un créateur de jolis slows avec “Les flocons”.
Pierre Perret fait “se marrer” tout le monde alors que Claude
Luther et l’accordéoniste Aimable se livrent aux plaisirs sains de
la “jamsession” avec la bénédiction de Gérard Calvi. Cléo, en
robe rouge et bottes dorées, dresse “Les fauves” et Sandie Shaw,
la chanteuse aux pieds nus, joue la carte internationale en
changeant de langue à chaque couplet.
Jacques Dutronc se pique d’interpréter “Les cactus”, joli succès.
Françoise Hardy dont on déplorera le manque de retenue dans
certaines phrases de sa présentation, confirme ses qualités de
vedette internationale avec son “Rendez-vous d’automne”.
(Rock & Folk).
Les joyeux lurons se sont bien amusés en présentant leurs
collègues d’une manière remarquable dont le manque de
tact faisait froncer les sourcils.
Françoise a donc chanté “Rendez-vous d’automne”.

On pouvait suivre l’émission “Festival de Disque Vogue” à la
radio en direct de Cannes. Françoise a également chanté
“La maison où j’ai grandi” et “Si c’est ça”.
Mi-février on enregistre à Milan l’émission “Let’s go” (aussi connue sous le nom “The swinging camera”), la première
télé suisse en couleur (diffusée en noir et blanc pour la majorité des téléspectateurs). L’émission sera diffusée le
27mars. Le résultat montré au festival de Montreux ne fut pas convaincant.
Dans les magazines on retrouve surtout des photos de Françoise lors des répétitions. Vêtue d’une tenue Courrèges
d’un bleu foncé, le nez plongé dans un livre pour combler les heures d’attente, elle est aux antipodes des fantasmes
de Guy Peellaert dans la BD “Pravda la survireuse” dont on voit un dessin en arrière-plan.
Le 9 février Françoise se produit au “Palmares des Chansons Guy Béart”. Accompagnée du Grand Orchestre de
Raymond Lefevre elle chante "Vous" , chanson de Guy Béart écrite en 1958,
Revue belge. FH lors des répétitions au MIDEM
Du 10 janvier au 13 février 1967 Brassens
a connu un retour triomphal à Bobino, avec
Georgette Lemaire et Colette Chevrot en
première partie.
Le 10 février Françoise Hardy et Jean-Jacques Debout sont allés écouter Georges Brassens au Bobino.
“ J’aurais aimé entendre toutes les chansons, 
nous a dit Françoise, mais Jean-Jacques 
n’a pas cessé de me faire rire. 
Son nouveau projet, c’est de lancer une 
chanteuse un peu malade qui s’appellera 
Colette Stérol !”.
(M.A.T.  30 01/04/67)
2 créations Yves Saint Laurent : le manteau en cuir et la robe à carreaux
Le 11 février Françoise présente à Paris des fourrures de
Chombert. Un mini manteau et une robe d’été. Le soir elle
chante à Saint Vincent au Grand Gala Rouge et Noir.
Le dimanche 12 février elle est à Londres pour le
“Sunday Night at the London Palladium”
(diffusé le 12 mars ‘67)
Le 15 février est diffusé l’émission
“Music-hall de France” dans laquelle
Françoise porte sa toute nouvelle tenue de scène,
le smoking noir signé Yves Saint Laurent,
pour la première fois.
L’émission fut déjà enregistrée en octobre 1966
et nous l’avons proposée ce mois-là, respectant
la chronologie des événements.
Françoise Hardy que l’on voit souvent en minijupe et
blouson argenté est devenue le symbole de la mode
futuriste mais elle est également à son aise dans la
fourrure,le luxe et le confort.

C’est assise dans la voiture la plus classique et la plus
chère au monde qu’elle répond avec franchise et
gentillesse aux questions d’Alain Dolin.
L’interview nous “révèle” que le cinéma lui intéresse beaucoup
en tant que spectatrice  et “Grand Prix” l’intéressait parce que
c’est un film fait avec de grands moyens, ça élargissait son
petit horizon... Mais elle n’aime pas se trouver devant une
caméra et elle est d’avis qu’elle ne sait  absolument pas jouer
la comédie. Comme elle en est incapable une carrière
cinématographique n’est pas dans ses plans.
Le 22 février Tilt Magazine nous propose une interview avec Françoise dans la rubrique “L’actualité des vedettes
de la chanson”. Elle tient des propos bien modestes dans son manteau de fourrure et sa Rolls-Royce.
A la question si elle a fait
des progrès (composition,
textes, musique) depuis
 les garçons ... elle répond
qu’il lui est difficile de
parler de ça sans tomber
dans la prétention ou la
fausse modestie.
Elle déteste ses 2...3 premiers
33t en trouve le tout dernier
assez bien et ajoute en riant
qu’il marchera beaucoup
moins bien à cause de ça.
Rentrée de Rome, la voilà aux répétitions au
Savoy (Londres) le 20 février dans une tenue
Courrèges, bleu foncée, pour tous les jours
Françoise honore un troisième contrat au Savoy du 20 février au 11 mars.
Elle mettra le smoking noir avec chemise de dentelle blanche, nœud papillon
et boots à talons biseautés.
YSL lui façonne pour l’occasion un modèle 
de smoking rose gansé de violet, mais le
trouvant trop voyant elle ne le porte que
pour la couverture de M.A.T. (mars 1967).
Interview pour le magazine
portugais “Radio & Televisão”
Françoise a ajouté “Il n’y pas d’amour heureux” à son répertoire avant de graver
cette chanson sur disque fin 1967. Au Savoy elle avait emmené son propre orchestre
et ses 3 choristes. Le 22 février la princesse Margaret et l’acteur Peter Sellers
ont assisté à son tour de chant au Savoy.
The Baltimore Sun  09/03/67
L’anecdote à plusieurs reprises évoquée par Françoise est
celle vécue au Savoy. On lui avait refusé l’accès au restaurant
à cause de son pantalon bien qu’elle venait d’y chanter en
smoking YSL.
JDF  18/03/67
The Stage  02/03/67
Daily Express  23/02/67
Aux Pays-Bas on rouspète. De nouveau Françoise Hardy s’est décommandée
pour l’émission Fanclub et on n’a qu’à accepter son impuissance devant
ces ruptures de contrat. La première fois  (vendredi 13 janvier) elle ne s’est pas
montrée à cause d’une maladie. La seconde fois ( vendredi 10 février) il y aurait eu
des problèmes avec la maison de disques qui commercialise ses disques sur le
marché hollandais. Un autre article mentionne la mauvaise gestion des contrats
par Lionel Roc. On conclut qu’un petit pays n’a jamais son mot à dire quand il
s’agit d’une vedette recherchée.
The London Palladium est l’un des plus célèbres théâtres des West End
de Londres et accueilla des émissions de télévisions dans les années 50
et 60. The London Palladium Show était un show hebdomadaire qui
a eu lieu  les dimanches soirs  entre le 2/1/66 et le 18/06/67. Puis le show
a été succédé par “The Blackpool Show” pour revenir sporadiquement.

En 1967 l’animateur de ce show de variété est l’acteur et scénariste
britannique Bob Monkhouse. Côté musique on retrouve chaque semaine
Jack Parnell et son orchestre ainsi que les Mike Sammes Singers.

Le 12 février 1967 Françoise Hardy est une des invités à côté
d’ Edmund Hockridge , Trini López et Terry Scott .

Bob Monkhouse was very clever and very near the bone in a Palladium show which was lively and entertaining
throughout. Trini Lopez and Françoise Hardy were the stars, but the most remarkable performance was Terry Scott’s.
He had the audience in stitches with an act that comprised little more than quotations from “Macbeth”. That’s one way
overcoming the script problem ( Bob Millar  Evening Times  13 March 1967 )

... he at least manages to dominate the musical backing - something which could not be said for Françoise Hardy
and Trini Lopez, neither of whom did their reputations much good. Terry Scott scraped the barrel with an act...
( The Stage  16 March 1967 )
Il est des choses
On s'est servi d’une des photos pour la pochette du dernier disque
italien chez Vogue qui comprend les titres Gli altri (commercialisé
en avril'67) et I sentimenti. Il y avait d’abord  la chanson “Voilà”,
écrite par Françoise, et arrangée par Jacques Denjean. Elle a été
traduite littéralement par Herbert Pagani ce qui donnait “E gia”
qu’on a changé en “Gli altri”. Enregistrée en février à Milan
la chanson “Voilà” s”adresse sans doute à Peter McEnery.
Françoise , vêtue de son tailleur-culotte de Nina Ricci, visite British Gear, une boutique dans Carnaby Street.
“La maison où j’ai grandi”
(verso “Tu verras”) occupe
la 3ème place
Je changerais d'avis :
32ème au hit parade
HITPARADE février 1967
"Rendez-vous d'automne"
    n°5 des ventes de 33t
FRANCE
TURQUIE
Séance photos de Françoise, qui est rarement chez elle, Rue du Rocher 8 à Paris. Les photos de presse, prises en février
avant son départ pour Milan, illustrent plusieurs articles : le magazine espagnol Ilustracion et le magazine allemand
Bravo pour le mois de mai et le magazine italien Giovani en novembre 1967.
Melody Maker 04/03/67
Le 26 février Françoise est l’invitée du
Eamonn Andrews Show”.

Eamonns guests
Francoise Hardy
Jackie Trent,
Juliette Greco
on ABCs “Eamonn Andrews Show”
Françoise à St. Pauls Cathedral (Londres)