Que puis-je encore dire sur ce show merveilleux ? Que le générique est un petit
chef d’oeuvre. J’ai parlé des textes qui lient les chansons. Je ne veux pas vous
priver du savoureux “Sheila” qu’Averty présente à la fin du générique.

Comment devient-on Sheila?

Eh bien, c’est très simple. Suivez-moi bien.
D’abord il faut prendre six biberons par
jour, pendant des années. Se faire la voix en
riant aux éclats, se faire photographier toute
nue... à tois ans, évidemment, sur un coussin de velours rouge, de préférence...

Je reviens à moi. J’ai mangé beaucoup de choux et puis j’ai grandi, grandi,
grandi...jusqu’au jour où je me suis demandé pourquoi les garçons et les filles
de mon âge se tenaient par la main, alors que moi je poursuivais mon chemin
toute seule, ce chemin qui m’a menée jusqu’à vous . Mais je n’ai pas oublié la
maison où j’ai grandi.



Et moi, et moi,
et moi...

Le mot de fin caractérise beaucoup Averty.

Il y a le
jeu de mot “artichaut” (Hardy-show)
et
l’autodérision, bien que modérée.

“Bien que le show était réalisé par Jean-
Christophe Averty, je le trouvais pas mal”.

Eh bien, je le trouvais pas mal non plus.
On s’attardera aux pages suivantes à la
chanson censurée et le match Hardy-Dutronc.

Et puis on continuera, au risque de vous
(dé)plaire, l’exploration de la collaboration
Hardy-Averty.

J’ai un peu négligé Dutronc.
Voici une image de “ Les gens sont fous...”où Averty retombe sur le principe appliqué dans ses émissions de jazz.
Il y avait filmé les caméras qui filmaient les musiciens. Ici il filme le caméraman qui à son tour filme Dutronc
et donne ainsi un spectacle au second degré.