Yves Montand se prête au jeu du
contraste et passe du blanc au noir.
L’émission “Happy New Yves” était
extrèmement fondée sur les contrastes
du noir et du blanc.

De même pour Johnny Hallyday qui
n’a pas besoin de se déplacer.

Et si les jours gris qui sont tous mes jours
remplis de ces gens et vides d'amour ...

Fais-moi retrouver ce que j'ai rêvé
redeviens pour moi la réalité

Dans les Raisins verts France Gall chante “Ne sois pas si
bête” , une chanson bien rythmée , dont la cadence des
éclairages et fonds changeants, donne un clignotement
d’images , fatiguant à la longue.

Pour la chanson de Françoise , Averty a su se retenir ce
qui donne un caméra qui prend son temps à caresser ce
beau visage. Averty a évité un contraste trop dur , et la
fragile Françoise se tourne en douceur ( le col en dentelle
y aide). En plus ,une fois sur trois, le fond est ni blanc
ni noir, mais un mélange des deux , tout en se passant du gris dont Averty a horreur.

On retrouve un procédé que Averty a souvent appliqué
dans ses émissions antérieures, le contraste du noir et
blanc. Ce contraste peut résider dans un changement
d’éclairage ou de fond.

François hésite entre les deux couleurs, qui peuvent
symboliser deux antipodes;
le rêve ou la réalité, le
bonheur ou le malheur,
la vie ou la mort. Mais ,
son acteur anglais absent,
Françoise se trouve plutôt
entre les deux, dans une
zone troublante où tout se
confond.

Si c’est ça

“Si c’est ça” ne se prête pas à une avalanche
d’images et Averty se rattrape avec l’instrumen-
tal “Je suis d’accord”. A part le contraste du
noir et blanc , il existe aussi le contraste des
rythmes. La séquence des chansons n’a pas été
laissé au hasard.
Les danseurs ressemblent à des figures hiérogly-
phiques, dans le goût des Raisins verts. Averty
joue avec les lettres de O.K. et son inverse, K.O.
On danse sur O.K. et on se bat sur K.O.