Disques Vogue UK VRE 5008 (1965)
Tele 7Jours N° 528 04/12/65
Afrique du Sud : Vogue VGC 7065
Photo utilisée pour la pochette de “International Stars”
première compilation multi-langues : 3 titres en français,
3 en anglais, 3 en allemand et 3 en italien. L’album
donne une idée de la carrière internationale de Françoise
dont les lecteurs de SLC ou MAT n’étaient pas forcément
au courant
Autre particularité de cet album c’est qu’il contient les
chansons “La mer” et “Les feuilles mortes” que
Françoise chantait dans le téléshow allemand
“Portrait in Musik” et qui étaient destinées pour le
marché allemand. La compagnie Vogue tenait à
exploiter ces 2 chansons (aussi parues sur un 45t)
après le départ de Françoise.
Compilation française éditée en Espagne, 1972.
Photo : Jean-Marie Périer
Début décembre Françoise Hardy fait une apparition non créditée en tant qu'épouse d'un officier américain dans le
film “Masculin, féminin” de Jean Loc Godard (sorti en 1966) avec Jean-Pierre Léaud, Chantal Goya et Marlène Jobert.
Autre apparition de Françoise dans le film en figurant sur la
couverture du magazine M.A.T. du 1/12/65, lu par Chantal Goya.
“La robe et le manteau étaient blancs avec des rayures jaunes et
ultra-courts”.
Jean-Pierre Léaud est un des acteurs
que Françoise appréciait beaucoup et
qui figurera à son “tableau d’honneur”
(1968).
Meine Melodie est un “Wünschconcert”, une émission de chansons à la carte, réalisée par Truck Branss.
Les téléspectateurs ont pu choisir leur “Lieblingsmelodie” en envoyant des “Postkarte”.
Udo Jürgens est l’hôte de l’émission diffusée le 3 janvier 1966. Jouant une de ses compositions au piano il introduit
l’émission.
Dans “Meine Melodie” tous les invités, même les chanteurs étrangers ( Dalida, Françoise Hardy, Jean-Claude Pascal, ...)
chantent en allemand dans un décor digne de Truck Branss . C’est lui qui, en 1964, avait réalisé “Portrait in Musik”
pour Françoise Hardy . C’est à ce téléfilm, diffusé le 28 avril ‘65, qu’elle doit son tube allemand “Frag den Abendwind”.
C’est cette chanson qu’elle interprète pour une seconde fois dans “Meine Melodie” ( une première fois le 24 mai ‘65).
"Ich bin nun mal ein Mädchen" war Anfang
1966 der Nachfolgehit auf "Frag den
Abendwind" in den deutschen Charts.
Die französische Version ist schon 1964
erschienen, heißt "Pourtant tu m'aimes"
und stammt im Original von “The Joys”
(I Still Love Him).
Katholieke Illustratie N° 21, 21 Mai 1966
Avant de partir pour la Turquie, le Liban, puis le Canada. (Françoise ne s’est pas rendue au Canada en 1966-67).
Françoise, chantant à Istanbul, ne verra donc pas le Picadilly Show diffusé à Noël .
Frédéric Quinonero “Un long chant d’amour” p. 131
La fameuse chanteuse française
Françoise Hardy, en provenance de
Paris, est arrivée hier soir à Istanbul
avec sa guitare, son pantalon noir et
son parapluie pour donner des
concerts. ( Millyet 17 décembre 1965)
La déesse Françoise Hardy, qui exprime dans ses chansons les problèmes de la jeunesse, se trouve à Istanbul.
Elle ne voulait pas rester à son hôtel et le 17 décembre elle a visité l’Aya Sophia et le Palais Dolmabahçe.
Le magazine turc Milliyet du 25 juillet 1965 avait déjà
annoncé la visite de Françoise à Istanbul. Elle aurait pris
cette décision à base de toutes les bonnes choses que sa
copine Sylvie Vartan avait dit à ce sujet.
Sylvie Vartan avait entrepris une tournée mondiale début
1965 et du 17 au 24 février elle s’était produite au Atlas
et Klüb X d’Istanbul.
Françoise a donné des récitals au Klüb-X et au cinéma Fitaş
Affiche récital au Klöb-X
Les affaires du coeur expliquées par les chanteuses Françoise Hardy, Michele Claire, Frida Boccara, Lalle Belkis et Ajda Pekkan.
4 chanteurs au club “As Kulüp” à Istanbul. ( de gauche à droite) Frida Boccara, le couple Erdem Buri et Tülay German,
fondateurs du Club, et Françoise Hardy. Frida était , comme Françoise, une des élèves du Petit Conservatoire de la
chanson de Mireille. Je n’ai pas pu retracer la cinquième personne.
Diez Minutos N° 750 06/01/66
Le 5 décembre Françoise Hardy, souriante, dépose son bulletin dans l’urne dans un bureau de vote à Paris. C’était le vote
du premier tour. Le général de Gaulle avait obtenu la majorité des suffrages exprimés. (Photo: Claude Azoulay).
Les Français votent en masse (on compte alors 15 % d’abstentions) et
toute la journée, les télévisions vont évoquer le déroulement de cette
première élection du président au suffrage universel. Les archives
audiovisuelles des directs de ce premier tour ne semblent pas exister.
En effet, les émissions en “ live” étaient alors difficilement
enregistrables.
Le prestigieux programme de l’émission de variété,qui encadre les
résultats des élections, publié dans Télé 7Jours indique que Françoise
chantera “L’amitié” et “Je t’aime”. Je ne trouve aucune trace de cette
émission ni de la performance de Françoise.
Françoise Hardy aime la vie, l’espace,
les chiens, la langue italienne et les
romanciers du vingtième siècle.
L'amitié
12ème place
Ultratop Belg.
L'amitié
8 ème place
Info Jukebox N° 207
Spécial 1965
Ce petit coeur
49 ème place
Info Jukebox N° 207
Spécial 1965
Date de sortie : décembre 1965
Frag den Abendwind
14 ème place
chart-history.net
Au Liban Françoise risque un procès pour ne pas avoir honoré son contrat de travail en raison d’une pharyngite dont
elle souffrait déjà en arrivant et qu’elle aurait attrapée en Turquie où il faisait très humide. Elle n’a pas pu donner
son troisième récital au Esterel-Club. Le 28 décembre elle s’est produite à la télé libanaise “Faites la fête” en
chantant 3 succès en play-back.
Le désespoir des singes ... et autres bagatelles p. 100
Articles proviennent du journal libanais “Le Jour”
En ce matin du 27 décembre 1967, l’artiste, réputée pour
la froideur qu’elle cultive aux sons de ses quarante-cinq tours
et rares apparitions, ne dissimule pas sa mauvaise humeur.
Aux questions des reporters exaltés, elle ne répond qu’avec
un léger mouvement de l’épaule ou un « je ne sais pas »
qu’elle répète inlassablement en tentant de se frayer un
chemin parsemé d’admirateurs tactiles et envahissants.
Le regard lointain, elle leur tourne délibérément le dos.
« Je n’aime pas faire des gestes et des sourires »,
lâche-t-elle au photographe.
De passage au pays du cèdre en cette fin d’année
politiquement mouvementée, la nouvelle idole d’une jeunesse
francophone ébahie par une désinvolture inédite pré-mai
1968, se produit le soir-même à l’Estérel, club branché de la
ville où se retrouvent amoureux de la pop et petite
bourgeoisie.
Prévue pour trois représentations consécutives entre le 27 et
le 29 décembre, Hardy n’en assure que deux, se trouvant
dans l’obligation d’annuler l’ultime récital en raison d’une
pharyngite. Le temps de quelques heures sur les planches
luisantes de la boîte de nuit, le public beyrouthin comprend
l’orientation artistique qu’elle souhaite désormais
entreprendre. Fini l’époque yé-yé aux allusions légères,
l’heure est aux chansons à texte et à la romantisation d’un
profond mal-être au travers de mélodies nostalgiques.
Une envie de changement, antinomique à une ère où règnent les rockeurs en majesté, qu’elle exprime sur le
plateau de Jean-Claude Boulos sur le Canal 9, quelques heures avant de retrouver Paris. À demi-aphone, elle
reprend ses derniers succès en play-back puis répond aux sages questions de l’animateur, lui rappelant ses
débuts, à peine cinq ans auparavant, dans une toute autre atmosphère…(L’Oriënt-Le-Jour)
Hier la chanteuse française a
parcouru Istanbul sans s’arrêter.
Hier personne n’a pu retenir Françoise
Hardy à l’hôtel Après la conférence de
presse on lui avait conseillé de se
reposer. À ceux qui disaient qu’elle
n’avait pas dormi à cause de la chaleur
la star répliquait “ Comment rester à
’intérieur quand Istanbul se trouve à
l’extérieur. Puis elle s’est rendue au
palais Dolmabahçe. En regardant les
sentinelles robustes elle a dit “Fort
comme un Turc”. Ensuite, il était temps
de prendre une photo. Elle levait les
mains, s’écartait d’une manière
enfantine, posait de tout son long et
a pris congé avec un « Au revoir ».
Jusque-là, Mehmet qui avait l’air d’une
pierre, ne pouvait plus se démarquer et
disait: « Au revoir, ma sœur ».
La salle de concert de 1.300 places s’est enflammée lorsque Françoise Hardy est entrée en scène, entourée de cinq
musiciens et trois jeunes filles tous vêtus de noir . Elle a démarré avec la chanson « Je n’attends plus personne”
et quand elle avait terminé la chanson elle a de nouveau été ovationnée par le public. Puis ils se sont calmés
quand aux jeunes auditeurs Françoise a présenté des compositions qu’on pouvait juger comme monotones.
Françoise, qui restait immobile sur la scène, contrairement aux yé-yés, se contentait parfois de sourire à ceux qui
étaient assis aux premiers rangs.
Elle a chanté les chansons qui ont fait un carton en France “ Le premier bonheur du jour”, “La nuit est sur la ville”,
“Dis-lui-non”, “Mon amie la rose” et “Tous les garçons et les filles”. Elle n’a pas embrassé les personnes qui lui
offraient des fleurs ce qui est pourtant coutume. Malgré le fait que le public ait réclamé à plusieurs reprises
“ Le temps de l’amour “, leur chanson préférée, Françoise a quitté la scène après sa 13ème chanson et n’est
revenue que pour saluer. Françoise a recueilli une salve d’applaudissements plutôt modestes vu sa renommée.
Pour le reste l’article nous offre les données biographiques archiconnues. Textes photos.
Avec une veste en daim et un pantalon noir (ci-dessus). Dans une boîte de nuit avec un orchestre de cinq
musiciens (ci-dessous).
Ceux qui se sont précipités au concert où la chanteuse francaise allait chanter des chansons de type yéyé, au
contraire, ont trouvé une chanteuse qui détestait le yéyé.
C’est elle qui a attiré le plus d’attention avec sa tenue.
Françoise Hardy 1.72 au micro : cheveux longs, portant une tenue originale et jouant la guitare.